Parade de Printemps avec FreC Astaire

Joseph Maugis Professeur Lycée Chasseloup Laubat Saiuml;gon

Soldats Français Catinat Saïgon

Les gendarmes français à Saïgon

Gendarmes Saigon Indochine

Madame Poizat devant le Continental Palace Saigon

Vue aťrienne sur SaÔgon

Taxi Renault 4cv Saïgon

Tramway de Saïgon

Avions Taxis d'Indochine janvier 1948

Savon Viet-nam

7 Jours à Saïgon

Le général Leclerc passe en revue en revue les troupes Gourka

Simca Aronde sur le Boulevard Charner SaÔgon

Hôtel de Ville Saïgon  Ford Vedette Citroën Traction

Un Douglas C-54 Skymaster Air France sur l'aéroport de Saïgon

Location voitures Saigon

Cafe Givral Saigon 2010

Jacques Chansel rue Catinat Saiuml;gon

Cigarettes Nationales

La Place du Marché à Saïgon

Avion Taxi Indochine

Grands Magasins Charner Saïgon

Paris Tissus

Camions Cosara de SaÔgon

Cyclo-pousse, Renault 4CV Saïgon

Asianis le Pastis de SaÔgon

Rue Catinat en 1946

Cathedrale Notre Dame Saïgon

Femmes rue Catinat Saiuml;gon

Souvenir de Saïgon

Renault 4CV & Dauphine Boulevard Charner Saïgon

Renault Fregate & Citroen Traction Saïgon

Calypso Marthe Gaschot Gia Dinh

Mariage de Lucien Lutun Saiuml;gon

Aigle Azur Indochine

Vue sur Saigon depuis l'hŰtel Caravelle

Rue Catinat en 1946

Tramway de Saïgon

Paris Tissus

Grands Magasins Charner Saïgon

Place Francis Garnier

Gendarmes dans la rue Catinat Saïgon Août 1951

Gendarmes dans la rue Catinat Saïgon Août 1951

La Maison Brodart, rue Catinat

La semaine à Saïgon-Aout 69

Etudiants Vietnamiens Saiuml;gon

Vietnamiennes rue Catinat Saiuml;gon

Passage Eden Saiuml;gon

La Croix du Sud rue Catinat Saïgon

Femmes rue Catinat Saiuml;gon

Saïgon 15 Février 1953

Garage Jean Comte 34 Boulevard Norodom Saïgon

Hotel Majestic SaÔgon

Crème Agartha Grands Magasins Charner Saïgon

Gare routiere, Velosolex, Peugeot 403 Saigon

Garage Charner Saigon

Depuis le café de la "Pointe des Blagueurs" la station maritime Mobil

Caserne Francis Garnier Saïgon

Brasserie Hommel Hanoi

La Croix du Sud rue Catinat Saïgon

Rue Catinat en 1946

En Pousse-Pousse devant le Cathťdrale Notre-Dame de Saïgon

Lait SucrÉ Concentré Rosy Saigon

Catinat cine Saïgon

Arrêt des autobus Boulevard de la Somme à Saïgon en 1946

Les journaux internationaux et vietnamiens de Saïgon

Les gendarmes français à Saïgon

La sortie de la messe le dimanche 16 octobre 1948

HŰtel Continental Cyclomoteur Mars 1951

Marin français à Saïgon

Comptoirs Generaux Indochine

Femmes rue Catinat Saïgon

Vue aťrienne sur SaÔgon

Peugeot 203 sur le Boulevard Bonnard à Saïgon

Charcutier Au Petit Saint-Antoine SaÔgon

Epicerie Saigonnaise Lien Seng Saïgon

Autoradio Philips Saigon

Renault Indochine Saïgon

passage eden Saigon

La Banque B.N.C.I de SaÔgon

HŰtel Majestic

Femmes Saïgon 1953

Rivoire et Carret Saigon

Tramway centre-ville saigon

La Rue Pasteur ex Pellerin SaÔgon en 1965 Velosolex Mobylettes

Citroën à Saïgon

Défilé des parachutistes et des légionnaires le 27 avril 1947 à Saïgon

Bière Larue Vietnam

Renault Fregate & Citroen Traction Saïgon

HŰtel Continental Taxi Renault

Soldats français rue Catinat Saïgon

Catinat cine Saïgon

Sud Est Asiatique Saïgon

Rue Tu Do - Catinat Saïgon

En Solex 2200 à Saïgon

Eden Sports Saïgon

Air France

Bière 33 Saigon

Au centre le Commandant Ourta Saigon mars 1952

Vietnamienne en Velosolex Saïgon 1953

aérodrome de Tan Son Nhut

La Maison Brodart, rue Catinat

Femme en Velosolex rue Catinat Saïgon

Touristes françaises en Cyclomoteur à Saïgon

Souvenir de SaÔgon

Bureau des PTT de  Saigon

Sud Est Asiatique Saïgon

Cigarettes Nationales

Chez Brodard Saigon

La terrase d'un café de Saïgon

Sud Est Asiatique Juillet 1952

Sortie d'une ťcole de SaÔgon

7 Jours à Saïgon

Cigares Mťlia

Au Ménestrel Saïgon

Les Paras et les Tirailleurs ŗ Saïgon

Marins Français rue Catinat Saigon Indochine

Vue aťrienne sur SaÔgon

HŰtel Majestic SaÓgon

Simca Aronde sur le Boulevard Charner SaÔgon

Bière 33 Brasseries et Glacières d'Indochine

Vietnamienne avec un velosolex 45

Cigarettes Melia

Soldats Armée Air Saïgon 1951

Enfants dans une rue de Saïgon

Le Monument aux morts de Saïgon

Soldat Armee Air en solex Saigon 1953

Biere 33 Export 33

Les Banderoles de Films en 1948 Saïgon

Semaine à Saigon avril 1967

Garage Charner Saigon

Hôtel de Ville de Saïgon

Tramway centre-ville saigon

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Drapeau francais

C'√©tait le 18 juillet 1949 √† Sa√Įgon

Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgo Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgon

Prise d'Armes pour la commémoration de l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.
(L'appel du 18 juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, c'est un appel aux armes dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l'Allemagne et dans lequel il prédit la mondialisation de la guerre)
© Photos de Raymond Varoqui, né le 7 juillet 1921 à Ottange (Moselle) décédé le 8 février 2013. Il est incorporé au SCA (Service cinématographique des armées) comme reporter photographe en 1948. Il est dès lors envoyé en mission auprès du SPI (Service presse information) en Indochine.

Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgon Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgon Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgon Appel du 18 Juin 1940 Sa√Įgon

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

C'était le 11 novembre 1950

Le Monument aux Morts Sa√Įgon 1950Le Monument aux Morts Sa√Įgon 1950

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

C'√©tait le 10 avril 1956 √† Sa√Įgon

Journal d'Extreme-Orient Sa√Įgon

Article paru dans le "Journal d'Extrême-Orient" du 11 avril 1956
Par Jacques Lefebvre

Le suprême adieu du Corps Expéditionnaire Français aux
Soldats tombés sur le sol d'Indochine

Foule Vietnamienne 183 rue Catinat Sa√Įgon 1956

La foule s'est amassée devant le cinéma "Eden" au 183 de la rue Catinat (Passage de l'Eden)
Le Corps expéditionnaire français en Indochine, représenté par cinq derniers détachements symboliques courtoisement accompagnés d'une compagnie vietnamienne, s'est mis en règle hier avec ses morts avant de quitter définitivement le Vietnam.
Cet adieu s'est déroulé à 17 heures sous un ciel gris et orageux, devant le monument de la place Chiên-Si (ex-place du Maréchal Joffre).
La prise d'armes, minuscule par ses effectifs, avait attiré des milliers de spectateurs, non seulement sur le plateau, mais jusqu'au quai de la rivière.
Nous avons été frappés par la gentillesse - il n'est pas d'autre mot - du public vietnamien, et plus encore par la sympathie souvent visible et, note plus importante à nos yeux, par l'estime qu'il témoignait à nos soldats; voilà des choses qui se sentent.
Ce n'√©taient pas des vaincus que ce public voyait passer; on ne regarde pas ainsi des vaincus comme cela. Nous en avons conclu que certaines calomnies d√©vers√©es sur le Corps Exp√©ditionnaire n'ont pas trouv√© prise aupr√®s de la masse. On a voulu grossir le d√©sastre local de Di√™n-Bi√™n-Phu (fruit de l'erreur d'un strat√®ge) √† l'√©chelle de toute la guerre; on a voulu faire, des huit ans de la guerre d'Indochine, un gigantesque Điện Bi√™n Phủ fran√ßais.
Comme si nos soldats n'avaient pas, la moitié du temps, "joué dans les buts" de l'adversaire !
Comme si les Vietminh n'avaient pas copieusement saigné sous les coups des F.A.E.O. !

La nouba des tirailleurs Marocains

La nouba des tirailleurs marocains Sa√Įgon 1956

La nouba des tirailleurs Marocains défilant devant les officiers Vietnamiens et Français.
Điện Bi√™n Phủ lui-m√™me une page de gloire, quant au combattant, une page de gloire souvent admirable. Qu'on relise le r√©cit du m√©decin-commandant Grauwin, nous montrant tant de ses bless√©s, repartis, entortill√©s de pansements, au combat en volontaires ! Et la mort de ses amput√©s r√©cents, tu√©s sur leur pi√®ce, un bandage sanguinolent au bout du f√©mur !
Mais l'électeur, mais la France, ne voulait plus cette guerre, qui détruisait trop de ses fils et fauchait, au fur et à mesure la quasi-totalité des promotions de Saint-Cyr.
"P.M.F."(Pierre Mendès-France), pessimiste et réaliste, à demi-medium, le perçut intensément; il "laissa cela"; l'Histoire seule dira s'il avait choisi l'instant propice.
Ce ne sont pas en tous cas nos soldats qui furent vaincus, malgré l'échec momentané dans la cuvette maudite, c'est la France qui arrêta les frais; le Corps Expéditionnaire n'alla pas "au tapis" pour le compte; c'est le soigneur métropolitain qui jeta l'éponge.

La foule française, recueillie et vibrante
La foule vietnamienne, silencieuse et amie

Foule Fran√ßaise et Vietnamienne rue Catinat Sa√Įgon 1956

Une foule sa√Įgonnaise de toute origine.

Tout ceci, il fallait bien que le public vietnamien le sent√ģt hier tant√īt, pour qu'il se press√Ęt si spontan√©ment, non seulement sur le passage, mais au devant des hommes.
Nous avons vu, rue Catinat, lors du défilé de retour (aux accents paradoxaux du Champ du Départ), une jeep de police, en tête de la nouba des tirailleurs, qui devait faire parfois, fort adroitement, avec douceur et bonne humeur, office de charrue, dans cette foule (pour les huit dixièmes vietnamienne) afin de creuser leur passage aux soldats.
On félicitera le général Pierre Jacquot pour l'idée si noble de cette prise d'armes, pour la composition des détachements, pour la protection sobre et discrète de l'ordonnance d'ensemble. On remerciera les Vietnamiens pour la participation voulue de leurs troupes - l'allure des paras était splendide -, pour la présence de leurs autorités civiles et militaires, pour la débonnaireté de leur police.
Quant aux Fran√ßais, ils √©taient tous l√†, ou presque tous, et nous n'avons qu'√† descendre en nous-m√™mes pour savoir ce qui se passait dans leurs √Ęmes.

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

Un mot personnel en post-scriptum
A ces impressions rapides, nous nous permettrons, en nous excusant, d'ajouter pour nos lecteurs- oserons dire nos amis ! - un mot personnel...
Un article tout tremp√© de m√©lancolie que nous avons de projet√© de consacrer, dans notre journal d'hier matin, √† la c√©r√©monie fun√®bre qui allait se d√©rouler quelques heures plus tard, n'a pu para√ģtre.
Certains amis français, dont l'avis à nos yeux ne peut se discuter, nous en avaient, après avoir demandé à le lire, impérieusement "déconseillé" la publication.
La veille, c'étaient des amis d'une autre nationalité qui nous avaient, sur un autre sujet, remis "dans la ligne".
La confirmation, ainsi r√©p√©t√©e de part et d'autre, de l'impossiblit√© o√Ļ nous sommes de traduire librement une pens√©e libre de journaliste nous semble imposer, dans le respect constant des droits du lecteur, une d√©marcation publique entre nos responsabilit√©s professionnelles et celles fort diff√©rentes parfois que nous assumons devant notre conscience et dans la pens√©e de nos amis.
Ces dernières responsabilités, nous les exercerons désormais dans le secteur privé, hors des limites de ce journal.
Pour le reste, notre devoir de journaliste et de chef de rédaction, nous le remplirons sous le couvert de l'anonymat, qui nous épargnera un "engagement" devenu impossible.
Nous ne signerons plus aucun article, mais nous continuerons d' "arranger" passionnément la "copie"; et si nous biffons, sur la manchette de ce journal, auprès de notre nom le titre de "rédacteur en chef", c'est parce que nous refusons par nous même, d'être affublé plus longtemps devant l'opinion de cette qualification d'imposture. Notre office n'en continue pas moins sur le plan technique avec la même conscience, le même dévouement aux intérêts de la France et des Français, le même acharnement...

...Ces minuscules d√©tails de "cuisine int√©rieure" ne pr√©sentent, nous en sommes s√Ľrs, aucun int√©r√™t aux yeux du lecteur, qui n'attend apr√®s tout des journaux que pas mal d'information et quelque peu de divertissement; aussi nous excusons-nous derechef de l'en avoir,avis√©, sous l'effet d'un scrupule √©l√©mentaire de conscience.
J.L.

Les parachutistes Vietnamiens et la nouba des tirailleurs passant
Duong Tu-Do redevenu pour quelques instants la rue Catinat

Les parachutistes vietnamiens et la nouba des tirailleurs Sa√Įgon 1956

Les parachutistes Vietnamiens et la nouba des tirailleurs.

Le corps exp√©dtionnaire fran√ßais a d√©fil√© pour la derni√®re fois dans les rues de Sa√Įgon le 10 avril 1956

Le corps exp√©dtionnaire fran√ßais a d√©fil√© pour la derni√®re fois dans les rues de Sa√Įgon le 10 avril 1956, accompagn√© de ses fr√®res vietnamiens.
Les voici d√©filant c√īte √† c√īte, fusil sur l'√©paule et drapeaux en t√™te.

La cérémonie funèbre place Chiên-Si

C√©r√©monie au monument aux morts de Sa√Įgon 1956

Cinq détachements Français et un détachement Vietnamien avec drapeau et étendards ont, après la cérémonie, défilé devant les autorités avant de traverser la ville vers les quais.
Des milliers de spectateurs fran√ßais et vietnamiens cordialement m√™l√©s, s'√©taient mass√©s aux alentours de la place Chi√™n-Si (ex-place du Mar√©chal Joffre) et sur les trottoirs de la rue Duy-T√Ęn, derri√®re la cath√©drale.
Les Associations patriotiques fran√ßaises, une d√©l√©gation des Fran√ßais de l'Inde et de nombreuses personnalit√©s civiles et militaires, tant vietnamiennes que fran√ßaises et √©trang√®res, avait pris place sur le terre-plein o√Ļ se trouve le Monument aux morts.

C√©r√©monie au monument aux morts de Sa√Įgon

C√©r√©monie au monument aux morts de Sa√Įgon 1956

Le G√©n√©ral Pierre-Elie Jacquot est nomm√©, par le Pr√©sident de la R√©publique Ren√© Coty, commandant en chef en Indochine, fonction qu'il exercera jusqu'au 31 ao√Ľt 1956. A sa gauche Henri Hoppenot dernier commissaire-g√©n√©ral fran√ßais en Indochine (surnomm√© par les militaires "Hope Not".
On remarquait notamment la pr√©sence de la plupart des membres du Corps diplomatique, du pr√©fet de la r√©gion de Sa√Įgon-Cholon, de monsieur Baz√©, conseiller de l'Union Fran√ßaise et du Service fran√ßais d'information.
C'est par les honneurs rendus aux drapeaux et étendards que débute la cérémonie à 16h.30. Quelques minutes plus tard arrive le général de brigade Aubert, suivi à 16h.45. du vice-amiral Jozan des Forces maritimes en Extrême-Orient, du contre-amiral Douguet, commandant les Forces maritimes en Indochine, du général Lê van Ty, chef d'état-major des F.A.V.N., accompagné de deux autres généraux, de messieurs Filliol, ministre plénipotentiaire, haut-commissaire adjoint, et Hessel, conseiller auprès de l'ambassade.

Le Monument aux morts de Sa√Įgon

A 16h.55, le général de corps d'armée Jacquot, commandant en chef en Indochine, arrive à son tour au pied du mémorial et les honneurs lui sont rendus par les troupes.
Il en sera de m√™me, cinq minutes plus tard, lors de l'arriv√©e de l'ambassadeur Hoppenot et de monsieur Tr√Ęn Trung Dung, secr√©taire d'Etat adjoint √† la D√©fense nationale, repr√©sentant le Pr√©sident de la R√©publique.
Tandis qu'officiers et soldats demeurent figés au garde à vous résonnent alors les sonneries "Aux Champs", "Au Drapeau" suivies des éclats de "La Marseillaise" et de l'hymne vietnamien.

Le Monument aux morts de Sa√Įgon

Les parachutistes Français présentant les armes

Les parachutistes vietnamiens et la nouba des tirailleurs Sa√Įgon 1956

Les parachutistes Français présentant les armes au monument aux morts.

La minute de silence

La minute de silence Sa√Įgon 1956 Le Monument aux morts de Sa√Įgon

Le g√©n√©ral Jacquot au garde-√†-vous au monument de Sa√Įgon.

Il est 17 heures lorsque le général Jacquot dépose une gerbe du Monument aux morts. (D'autres gerbes seront déposées un peu plus tard par les Anciens du Corps Expéditionnaire, les Français de l'Inde...)
C'est alors le moment le plus émouvant: celui de la poignante sonnerie "Aux Morts" et la pieuse "Minute de Silence".
La foule a commencé, lentement, d'un mouvement irrésistible, de rompre les minces barrages; elle s'est tout entière massée à proximité immédiate du terre-plein, communiant dans le souvenir de tous ceux, Français, Vietnamiens et Français de l'Union Française qui sont morts au Champ d'honneur.
La "Marseillaise" et l'hymne vietnamien cl√īturent cet hommage du Corps Expeditionaire aux soldats disparus.

Les parachutistes vietnamiens et la nouba des tirailleurs Sa√Įgon 1956 Le G√©n√©ral Jacquot d√©pose une gerbe au Monument aux Morts de Sa√Įgon 1956

Le G√©n√©ral Jacquot et deux gendarmes d√©posent une gerbe au Monument aux Morts de Sa√Įgon.

Gendarmes fran√ßais Sa√Įgon 10 avril 1956

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

Le général Jacquot embrasse le drapeau vietnamien 1956

Le général Jacquot embrassant le drapeau vietnamien.

Le défilé militaire

Tr√®s simplement, les autorit√©s gagnent alors √† pied l'angle de la rue ex-Marc Pourpe, o√Ļ elles vont assister au d√©fil√© des troupes qui s'appr√™tent √† quitter le Monument aux morts et √† descendre la rue Duy-T√Ęn.
Au pied du mémorial, les clairons sonnent. Le sergent-major lance sa canne. La petite, mais glorieuse troupe, s'ébranle.
D'abord la Nouba des tirailleurs, gantée de blanc, aux parements de clairons vert et or; puis les drapeaux et étendards - dont le vietnamien - avec leur garde d'honneur; puis les "paras" vietnamiens en tenue de campagne.
Un petit groupe de gendarmes français, coiffés du képi, vient ensuite, suivi des "paras" français précédant les tirailleurs.
Marins et aviateurs ferment la marche. Jamais on ne vit si minuscule défilé, derrière tant de drapeaux !

Les parachutistes Français sur la rue Catinat

Les parachutistes vietnamiens et la nouba des tirailleurs Sa√Įgon 1956

Les parachutistes Français devant le numéro 69 de la rue Catinat.

À travers la ville

En quelques instants ils sont passés; les autorités regagnent leurs voitures. Les détachements contournent alors derrière la Nouba retentissante, la rosace de circulation boulevard ex-Norodom - noire de monde, telle qu'un navire circulaire bondé - puis la cathédrale, et s'avançant vers la rue Catinat, muette, pétrifiée, débordante de foule.
Le "Chant du Départ" retentit à pleins cuivres.
Le d√©fil√© continuera ainsi, fr√©quemment applaudi, par le quai de l'Argonne et jusqu'√† la caserne Lagrandi√®re, o√Ļ s'op√©ra la dislocation.

Aviateurs Fran√ßais Hotel Majestic Sa√Įgon 1956

D√©part des aviateurs du dernier contingent militaire Fran√ßais de Sa√Įgon devant l'H√ītel Majestic situ√© au 1 rue Catinat.

Un grand merci à Gérard O'Connell

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

Radio Hirondelle

Article paru dans le "Journal d'Extrême-Orient" du 11 avril 1956

Les émissions de "Radio-Hirondelle", "La Voix des Forces françaises en Extrême-Orient" cessera d'émettre le 11 avril 1956 à minuit et le silence qui s'installera sur leurs ondes marquera de façon concrète le départ effectif du Corps Expéditionnaire.

G√©n√©ral Jacquot Sa√Įgon 1956

Voici le texte de l'allocution prononcée par le Général Jacquot, commandant en chef, à l'occasion de la cessation des émissions de la station "Radio-Hirondelle":
"Radio-Hirondelle" cessera ses √©missions le 11 avril au soir. Les √©quipes successives qui l'ont anim√© depuis cinq ann√©es auront le droit d'√™tre fi√®res d'une mission bien remplie. Dans quelques semaines "Radio-Hirondelle" rena√ģtra sur la terre d'Afrique et le dernier carr√© du Corps Exp√©ditionnaire qui m'√©coute ce soir √† Sa√Įgon sera sans doute parmi ses auditeurs.
Le destin des arm√©es des vieilles nations militaires consiste en effet √† ne pas conna√ģtre de repos. Aux missions qui s'ach√®vent au Vietnam vont succ√©der d'autres missions d√©licates. Le gouvernement de la R√©publique conna√ģt votre courage et sait votre exp√©rience. Je suis certain que vous ne d√©cevrez pas les espoirs que la nation met en vous.
C'est en vous disant ma confiance dans votre résolution et ma foi dans les destinées de la Patrie que je vous souhaite bonne chance, alors que va se taire le poste qui soutint si longtemps et si efficacement le moral du Corps Expéditionnaire.

Insigne Corps Expéditionnaire en Extrême-Orient

Le USS Saint-Paul (CA 73)

USS Saint-Paul Saigon 1956 USS Saint-Paul Saigon 1956

Les Français cèdent la place aux Américains et, dans l'indiférence générale de l'opinion générale de la métropole, quittent l’Indochine, presque un siècle après leur arrivée.
D√©j√† d√®s 1955 des b√Ętiments am√©ricains naviguent sur la rivi√®re Sa√Įgon, sur la photo de gauche le USS Saint-Paul (qui a √©t√© lanc√© le 16 septembre 1944 √† Baltimore) devant l'h√ītel Majestic et la rue Tu Do (ex Catinat), sur celle de droite le USS Saint-Paul √©prouve quelques difficult√©s √† faire demi-tour sur la rivi√®re Sa√Įgon.
La Marraine de l'USS 73 fut Mme John J. McDonough épouse du Maire de Saint-Paul (Minnesota).
Le USS Saint-Paul fit les campagnes de Chine, de la Corée et du Vietnam, il a été désarmé le 30 avril 1971.

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C'√©tait le 29 juillet 1964 √† Sa√Įgon

C'√©tait le 29 juillet 1964 √† Sa√Įgon C'√©tait le 29 juillet 1964 √† Sa√Įgon

Les "soldats" Français renversés au Vietnam.
Deux statues de bronze de "Poilus" de l'infanterie Fran√ßaise de la Premi√®re Guerre Mondiale d'une hauteur de 9 m√®tres ont commenc√©, la nuit derni√®re, √† √™tre renvers√©e, par les √©tudiants Vietnamiens de Sa√Įgon, √† l'aide de cordes attach√©es aux effigies du Monument aux Morts Fran√ßais. Les √©tudiants ont renvers√©s ces statues et une autre une femme symbole de la R√©publique Fran√ßaise la "Paix" qui sont des manifestations anti-Fran√ßaises.
Plus tard une foule en colère de Français et de Françaises se sont rassemblés sur les ruines du monument et ont essayé de se battre avec chaque Vietnamien qui passait.
La police a réussi à disperser la foule avant tout combat n'est réellement commencé.
© Associated Press 1964

La demolition du monument aux morts apres le 29 juillet 1964 Sa√Įgon La demolition du monument aux morts apres le 29 juillet 1964 Sa√Įgon

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