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Les Bonnes Adresses de Saigon

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Tombola des leves pauvres et orphelins Saigon 1954

Saigon-Phnom-Penh en 1953

Rivoire et Carret Saigon

Indochine Sud-Est Saïgon

La semaine à Saïgon-Aout 69

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La semaine a Sagon en 1961

Voitures à Saïgon en 1961

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Saigon-Phnom-Penh en 1953



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Aigle Azur Saigon

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Solex Famililal à Saïgon

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Cyclo-pousse, Renault 4CV Saïgon-Janvier 70

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Delahaye Bainier Saïgon

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Soldat Armee Air en solex Saigon 1953

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Au Menestrel Saigon 1950

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Derrire la cathdrale de Sagon

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Les arcades de Saigon 1950

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Publicit Apritif de France Saint-Raphael

Saïgon 15 Février 1953

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La semaine à Saïgon-Aout 70

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Aigle Azur Indochine

La semaine à Saïgon-Aout 69

Bastos la cigarette de qualité

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[Les personnalités qui ont participé au conflit de l'Indochine Française]

Blason Vietnamien

S.M. Bao Dai (Bảo Đại)
à Dalat (Đà Lạt)

France Illustration

Article de Lucien Bodard paru dans le mensuel "France Illustration" du 21 mai 1949.
Lucien Bodard a été correspondant de guerre en Indochine de 1948 à 1955, tout d'abord dans "France-Illustration" puis il intègre l'équipe du mythique "France-Soir" de Pierre Lazareff.
Il apportera son regard incisif sur le conflit indochinois qu'il a couvert en tant que correspondant de presse. Lucien Bodard surnommé par ses collègues "Lulu le Chinois" a eu ses entrées dans l'état-major du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CFEO), auprès de l'empereur Bao Dai, mais aussi chez des acteurs de moindre envergure comme l'administrateur civil de Cao Bang ou Deo Van Long , un chef Thai du Nord-Ouest du Tonkin.

Lucien Bodard Saigon 1954

Lucien Bodard est le journaliste le plus connu d'Indochine, collaborateur du mensuel "France Illustration" puis de "France Soir".
Toujours avec la mèche en bataille, la cigarette pendante.

Blason Vietnamien

Bao Dai à Dalat en 1949

A sa descente d'avion S.M. Bảo Đại est accueilli par monsieur Léon Pignon, Haut Commissaire de France, qui fut son partenaire durant les négociations.
Le 28 avril 1949, à midi moins 20 exactement, S.M. Bảo Đại remettait le pied sur le sol vietnamien pour la première fois après plus de quatre ans. Cela se passait sur l'aérodrome de Dalat, une piste de terre nue et rouge dans l'immensité de la forêt tropical.
Il y eut une cérémonie brève et simple, sans correspondance avec l'importance de cet événement historique. Le roi apparut sur l'échelle dans la tenue d'un voyageur expérimenté, avec un casque colonial et d'immenses lunettes noires. En bas, dans tout l'apparat d'une robe mandarinale, S.E. Giao, gouverneur du Centre-Annam et vice-président du Conseil des ministres, s'inclina devant son souverain au nom du peuple vietnamien. Puis monsieur Pignon, haut Commissaire de France, serra les mains de son partenaire de tant de négociations.
On entendit les hymnes nationaux, les troupes rendirent les honneurs et enfin, dans le petit chalet de l'aérodrome, hâtivement décoré de verdures et de fleurs, comme pour une distribution de prix, ce furent les allocutions.
Monsieur le Haut Commissaire montra les dures tâches de l'avenir :
"...Notre souci le plus immédiat, déclare-t-il, doit être de rechercher l'efficacité dans tous les domaines tant ce poursuit sur ce sol un conflit cruel. Cet adversaire que nous savons redoutable, contre lequel cependant nous n'avons point de haine, sait profiter de toutes les indécisions, de toutes les divisions ; à ses ruses comme à sa propagande nous devons proposer le front uni de la loyauté et la clarté ; à ses actions méthodiques, la fermeté dans le dessein et dans l'éxécution, sans exclure, bien entendu, la générosité et la compréhension pourvu qu'elles ne soient pas aveugles..."

Blason Vietnamien

L'arrivée à Dalat

la reine mère reçoit les hommages. La garde impérial reçoit les hommages

A gauche : la reine mère reçoit les hommages.
A droite : la garde impériale rend les honneurs.

S.M. Bao Dai et S. Esc. Giao Gouverneur du Centre-Annam le Prince Vinh Can

A gauche : S.M. Bao Dai s'entretient avec S. Esc. Giao, Gouverneur du Centre-Annam.
A droite : le Prince Vinh Can cousin de l'empereur retrouve ses enfants, qu'il a quittés voila deux ans.

Blason Vietnamien

Le roi, en affirmant que la patrie est plus la terre des morts du passé que celle des vivants, montra ainsi le sens de son action prochaine :
Renouer avec la tradition millénaire, cependant adaptée aux nécessités d'une grande politique sociale.
Puis, cependant que le Haut Commissaire remontait en avion pour rejoindre Saïgon, un cortège automobile aux concardes vietnamiennes gagnait le palais impérial de Dalat, en fait une grande et confotable villa dans la solitude d'un bois de pins. Pas d'autre festivité sur la route que quelques arcs de triomphe et quelques autels des ancêtres. Mais à la porte du palais, les notables de la ville étaient là, qui saluaient selon la forme.

En route pour le Palais

Garde impérial rendant les honneurs à Bao Dai S.M. Bao Dai

A gauche : le fanion impérial.
A droite : la réception terminée S.M. Bảo Đại va regagner sa villa
.

Blason Vietnamien

Dalat n'est qu'un poste d'attente

A vrai dire la simplicité de cet accueil avait un sens politique, tout comme le choix étrange de Dalat, cette cité climatérique conquise sur la brousse, selon un esthétisme classique : villa genre Côte d'Azur, lac artificiel et un château d'eau qui resemble à un clocher d'église. En cet endroit Bảo Đại avait bien des souvenirs, souvenirs du temps d'autrefois, quand le jeune empereur, las de l'étiquette de la cour de Huế, allait reprendre pied avec une existence occidentale. Mais que sont les réminiscences dans la grande entreprise d'une restauration ? Le roi, c'est ainsi qu'on appelle actuellement Bảo Đại, a choisi Dalat comme un moyen terme.
Il lui fallait être de retour au Vietnam avant la fin du mois d'avril, conformèment à ses accords avec les autorités françaises, et surtout pour démontrer la fermeté de ses intentions. Cependant il ne voulait pas monter sur la scène politique avant que l'Assemblée territoriale de Cochinchine, aient définitivement approuvé des trois "Kys" par l'attachement de la Cochinchine au reste du Vietnam.

Blason Vietnamien

Il apparaît que le retour de Bảo Đại même dans des conditions aussi modestes, a provoqué une grande émotion à travers le Vietnam. Bien sûr le peuple vietnamien, durement éprouvé par les misères de ces dernières années, n'a pas montré les signes estérieurs de la joie orientale ; cela aurait du reste été beaucoup trop dangereux pour les manifestants !
Cependant à travers les masses des nhaqués est né l'espoir confus de la paix. A cela il est des signes certains, par exemple ces délégations de notables partis en cachette de régions ocupées par le Vietminh afin de saluer l'"Empereur" ; pourtant ces hommes avec leurs bandeaux et leurs robes huilées à l'ancienne mode, risquent leur vie pour ce simple geste.
Il est plus significatif encore que, dans cette Cochinchine, pourtant pénétrée de l'esprit républicain et égalitaire de nos institutions, certains détachements purement nationalistes aient conclu de véritables trêves avec nos troupes, et cela "jusqu'à nouvel ordre". Du reste il y a certains épisodes dénotant un "climat" nouveau : c'est ainsi qu'un offivier français a fait tirer des salves d'honneur pour qu'un colonel nationaliste qui s'était engagé à ne plus combattre nos forces. D'ailleurs la meilleure preuve de la portée de l'évenement est dans le désarroi du Vietminh, du moins dans la partie communiste qui, se départant soudainement de son terrorisme scientifique, recourt au terrorisme de masse, aux grenades et aux fusillades contre les foules elles-mêmes, et cela aussi bien à Saïgon, que dans les villages les plus reculés. Cette population qui lui échappe, le Vietminh essaie de la conserver par le moyen suprême de l'affolement général.
Ce retour, le peuple n'y croyait pas il y a encore quelques jours, d'où par contre-coup l'effet considérable de la réalité. A travers tout le territoire du Vietnam se propage très vite la rumeur de l'événement : pour la première fois depuis des années un facteur nouveau est donc intervenu.
Certes, il existé déjà des organismes qui se réclamaient de Bảo Đại. Outre le gouvernement central présidé par le général Xuan, il y avait aussi les admnistrations locales de Cochinchine, du Tonkin et du Centre-Annam, lesquelles détenaient en fait la réalité du pouvoir. Ces diverses organisations présidées par des hommes probes et consciencieux, avaient souvent fait des efforts considérables pour la réorganisation et la pacification du place du pays : mais il faut bien reconnaître qu'elles que partiellement réussi, faute d'influence.
Que représentent en effet pour les nhaqués quelques intectuels, quelques bourgeois et quelques mandarins ? En dehors du cercle gouvernemental demeuraient toujours non seulement les nationalistes du maquis, mais même les "attentistes" réfugiés dans les villes. Dans ces conditions, ces organismes n'arrivaient même pas à remplir leurs attributions, par manque d'hommes, ils étaients souvent obligés de s'adresser aux Français pour les besognes délicates.
Finalement ils gênaient si peu le Vietminh que celui-ci montrait à leur égard beaucoup de complaisance : pas un assassinat d'"officier" depuis des années. Tant qu'ils existaient sous cette forme le Vietminh avait l'assurance qu'il n'y aurait pas de catastrophe majeure pour lui : pas de perte de contrôle de la population, pas de schisme au sein du maquis, pas de ralliement, des attentistes.

Blason Vietnamien

Le retour de S. M. Bảo Đại étape décisive vers la pacification

C'est de tout cela que le Vietminh est maintenant menacé, d'autant plus que Bảo Đại, revient avec ce que Hồ Chí Minh n'a jamais obtenu, que ce soit par la négociation ou par la guerre : il revient en fait avec l'unification du pays et avec une large indépendance.
Pourtant pour que l'évenement porte pleinement ses fruits, il faut dissiper les rumeurs dissipés soigneusement entretenues par le Vietminh sur la personne même du souverain. En réalité Bảo Đại, qui avait beaucoup souffert de son rôle restreint à l'époque du protectorat, entend jouer lui même la grande partie.
Certes, dans le mois de mai le roi se bornera à des consulations. Mais dès que sera acquis le vote des Assemblées sur l'unité du Vietnam il constitura un gouvernement chargé de la mise en vigueur des accords du 8 mars.
Il semble qu'il se réservera le rôle de chef d'Etat, travaillant avec une sorte de gouvernement de salut public composé de quelques personnalités particulièrement respectées. La forme définitive de l'Etat comme sa position officielle au sein de cet Etat, ne seraient déterminées qu'après la normalisations du pays : il est cependant probable que Bảo Đại rétablira alors la monarchie, mais une monarchie de type constitutionnel.
Quant à la pacification préalable, Bảo Đại espère surtout en la récupération des nationalistes, quitte ensuite à une lutte décisive contre les éléments réfractaires du Vietminh. Il est probable que cette tâche de ralliement sera considérablement facilitée par les nouvelles prérogatives du Vietnam : l'effet sera certainement considérable quand celui-ci sera reconnu par les grands Etats mondiaux.
Dans quelques mois s'ouvriront les premières légations ou ambassades auprès de la capitale du Vietnam, dans quelques mois Bảo Đại enverra ses premières missions diplomatiques, il en est prévu trois dans les accords du 8 mars, mais des missions feront connaître le nouvel Etat dans les autres Etats.
Il faudra encore bien des efforts avant que le Vietnam soit pacifié et prospère, mais le retour de Bảo Đại permet d'entrevoir la fin de l'impasse.

Blason Vietnamien

Le 8 mars 1952 la fête de l'indépendance
sur le boulevard Norodom à Saïgon

S.M. Bao Dai et le President du Conseil Tran Van Huu

Au-dessus : S.M. Bảo Đại et le Président du Conseil Trần Văn Hữu
En-dessous : défilé des troupes vietnamiennes devant les établissements "Jean Comte" boulevard Norodom à Saïgon.

Source : Cabinet de S.M. Bảo Đại 89, avenue de Viliers Paris 17e

Garde impérial rendant les honneurs à Bao Dai

Blason Vietnamien

Baptême de la promotion "Hoang Dieu"
à l'école des cadres de Dalat

S.M. Bao Dai S.M. Bao Dai

A gauche : S.M. Bảo Đại, le président du Conseil Trần Văn Hữu suivi du Général Salan Commandant en Chef en Indochine passant en revue les cadets de la nouvelle armée vietnamienne.
A droite : S.M. Bảo Đại passant en revue les cadets de Dalat le 20 avril 1952.

Source : SCA-ECPAD

Blason Vietnamien

S.M. Bảo Đại

Bao Dai Paris Match Bao Dai Paris Match Time May 29, 1950

Bảo Đại (保大帝) en caractères anciens), est le nom d'intronisation du prince Nguyễn Phúc Vĩnh Thụy, est né le 22 octobre 1913 à Hué.
Bảo Đại fut le dernier empereur du Vietnam, il abdique en 1945 alors que l'Indochine française sombre en plein chaos à la suite du coup de force, puis de la capitulation des Japonais, et lorsque le Vietminh prend le pouvoir. En 1949, durant la guerre d'Indochine, il est ramené au pouvoir par les Français, non plus avec le titre d'empereur mais avec celui de chef de l'État du Vietnam.
Bảo Đại est destitué en 1954 par un référendum organisé par son premier ministre Ngô Đình Diệm, il se réfugie en France à Cannes. Ses biens sont saisis par l'état vietnamien.
Ayant perdu les subsides français, il doit vendre peu à peu ses biens.
Le 16 septembre 1963, sa femme Nam Phương décéde au Domaine de La Perche à Chabrignac (Corrèze)
En février 1972, il épouse Monique Baudot, une jeune Lorraine, qui prend le titre de "Princesse Monique". Il effectue quelques voyages à l'étranger où il s'exprime devant la diaspora vietnamienne.
En 1988, il reçoit le baptême sous le prénom chrétien de Jean-Robert.
Le 31 juillet 1997, il meurt d'une tumeur au cerveau à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris.
A ses funérailles, le Vietnam communiste envoie une couronne de fleurs. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris.
Il est significatif de l'attitude personnelle de Bảo Đại qu'il n'eut jamais aucun mot contre ceux qui ont été ses adversaires: Hồ Chí Minh et Ngô Đình Diệm.
Il laisse un héritier pour la maison Nguyễn, le prince Bảo Long.

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Léon Pignon Haut-Commissaire en Indochine

Leon Pignon Haut Commissaire en Indochine

Léon Pignon, Haut-Commissaire en Indochine d’octobre 1948 à décembre 1950, il mène les préparatifs et la signature des accords de l’Elysée en mars 1949, puis de leur difficile application dans les mois qui suivent. C'est l'homme de la solution Bảo Đại, tentative française pour contrer le gouvernement d' Hồ Chí Minh.
Avec le désastre militaire de la Route coloniale 4 en 1950, c’est toute la politique française en Indochine qui se trouve compromise. Léon Pignon jugé, parmi d'autres, responsable de cet échec est rappelé en France.
Il laisse la place au Général de Lattre de Tassigny en décembre 1950, qui cumulera les fonctions de Haut Commissaire et de commandant en chef du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, en remplacement du Général Carpentier.
Haut fonctionnaire, il mènera encore différentes missions outre-mer ainsi qu'à l'O.N.U.

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