ssa
Cosara les lignes intérieures Indochine

Eglise du Cap Saint-Jacques

Air France Saïgon

C.A.T.I. Saigon

La semaine a Sagon en 1961

Commando franais  Thu Duc

Societé Indochinoise de Transports Saigon

Vietnam Photographic Supply Co

Epicerie Kinh Ky Saigon

Air Vietnam Saigon 1952

La Pagode Saïgon

La Semaine à Saigon novembre 1974

Colette et son velosolex devant le Cafe Givral Saïgon

Chaussures Bata Saigon

Velosolex 330 Saigon

Air Outre Mer Saigon

Rivoire et Carret Saigon

Avion Taxi Indochine

Indochine Sud Est Asiatique Saigon

Taxi Renault 4cv Saïgon

Brasseries & Glacières Indochine Bière Royale Cholon

Hommel Beer BGI Saigon

Marins Français rue Catinat Saigon Indochine

Biere 33 Export 33

Cosara Saigon 1953

Autobus Cosara de Saïgon en 1953

Comptoirs Generaux Indochine

SITA Transport de Passagers et de Frêt en Indochine

Compagnie Air Vietnam

Le marché de Can Tho

La Plage des Cocotiers Le Cap SaintJacques

Couple Français devant le Café Le Givral Saïgon

Sœurs en Solex Saïgon

Garage Charner Saigon

Souvenir de Mytho

Societé Indochinoise de Transports Saigon

Dentifrice Hynos Vietnam

Traité entre Anam et la France

Ford Vedette Saïgon

Rue Tran Hung Dao Cap Saint-Jacques

Opticien Michaux Saigon

Lait SucrÉ Concentré Rosy Saigon

Garage Jean Comte 34 Boulevard Norodom Saïgon

Dalat Palace

Soldat Français rue Catinat Saïgon 1952

Promenade au Cap Saint-Jacques 1954

Adieu aux soldats du 5e Régiment Étranger Infanterie

Soldats Armée Air Saïgon 1951

Cigarettes Cotab Cholon

Café rue Catinat Saigon

Voitures à Saïgon en 1961

Femmes devant le magasin de Lucien Berthet Saïgon en 1953



Compagnie Aviation-SITA

Société Indochinoise de Diffusion Technique

Cosara Saigon 1953

le gnral De Lattre de Tassigny avec un gnral amricain

Ford Vedette Saïgon

Savon Vietnam Saigon

Antiquaire La Perle Saïgon

Magasins Chaffafon Haïphong

Compagnie Autrex Hanoï

Saigon-Phnom-Penh en 1953

Gendarmes dans la rue Catinat Saïgon Août 1951

Commandos  franais  Thu Duc en 1946

Alimentation Générale Saigon

Enfant sur une Mercedes Sagon

Solex Famililal à Saïgon

Gendarmes dans la rue Catinat Saïgon Août 1951

La semaine à Saïgon-Aout 69

Le Phare du Cap Saint-Jacques

Haphong en 1954

Les Bonnes Adresses de Saigon

Rivoire et Carret Saigon

La Légion Étrangère à Hanoì

Auxiliaire Fminime Jeep Indochine 1953

Jeunes filles saigonnaises

Cady Motobecane Saigon

Tombola des leves pauvres et orphelins Saigon 1954

Cosara Saïgon

Asianis le Pastis de Sagon

Brasseries et Glacières Indochine Saigon

Indochine Sud-Est Saïgon

Aigle Azur Saigon

Diethelm Vendeuvre Saïgon

Velosolex 330 Saigon

Peugeot 203 Publicité Jean Comte Saigon

Cochinchine Indochine franaise

Au centre le Commandant Ourta Saigon mars 1952

Asianis le Pastis de Sagon

Cigarettes Nationales Saigon

Cigarettes Cotab Cholon

Aigle Azur Saigon

La semaine à Saïgon-Aout 69

Le Maréchal Foch à quai des Messageries Maritimes de Saïgon

Cigarettes Bastos Saigon

Publicit Apritif de France Saint-Raphael

Madame Poizat devant le Continental Palace Saigon

Renault Goelette de P.Lich Dalat

Hôtel Saigon-Palace

Haphong en 1954

Mère et ses enfants Saigon

Ancien Établissements Eiffel Saigon

jeunes sagonnaises

Jeune Vietnamienne devant la polyclinique de enfants Saigon

Htel du Parc Dalat

Cathedrale Notre-Dame Saigon

duong Tu-Do ex rue catinat Saïgon septembre 1955

Delahaye Bainier Saïgon

Asianis le Pastis de Sagon

Colonel Revon rue Catinat Saïgon 1952

Bière Larue Indochine

Savon Vietnam Saigon

Souvenir de Dalat

Aigle Azur Saigon

Le Phare du Cap Saint-Jacques

Jeune Vietnamienne devant la polyclinique de enfants Saigon

Saigon Paris Charles de Gaulle à partir du 1er Novembre 1974

Saïgon 15 Février 1953

Plantation Heveas

Sagonnaises sur un pont sur le Mkong

Base militaire de Saigon

Hôtel du Parc Dalat Citroën six

Air Vietnam Saigon

Indochine Sud Est Asiatique Saigon

Cantho Pub aspirine Usine du Rhône

The Sporting Bar Saïgon

Location voitures Saigon

Grands Magasins Charner Saïgon

Bière Hommel BGI Saigon

Souvenir du Cap Saint-Jacques en 1954

Le marché Central de Cholon

Les journaux internationaux et vietnamiens de Saïgon

La semaine à Saïgon-Aout 69

Sipeo Kodak Saigon

Touristes françaises en Cyclomoteur à Saïgon

Dans le Port Haiphong

Hôtel du Parc Dalat

Bière 33 Saigon

Renault Primaquatre coué Saïgon

Souvenir du Tonkin

Grands Magasins Charner Saïgon

Velosolex près de la pâtisserie Brodart Saïgon

La semaine à Saïgon-Aout 70

Cigarettes Cotab Cholon

F.A.C.I. Saigon

Hôtel Saigon-Palace

Les arcades de Saigon 1950

Automoto Saïgon

Lait SucrÉ Concentré Rosy Saigon

Sipeo Kodak Saigon

Messageries Maritimes

La chute Gougah

Cantho Pub cigarettes

Dans le Port Haiphong

Calypso Marthe Gaschot Gia Dinh

Affiche Indochinoise

Fermeture La Cuirasse P.B de Montreil Saïgon

Les maisons de Dalat construits par les Franais

La chute Gougah

Souvenir de Dalat

Le Bar SOS du Cap Saint-Jacques

Bastos la cigarette de qualit

Au Menestrel Saigon 1950

La Pagode Saigon

Soldats Français dans Saigon en avril 1950

Les pêcheurs du Cap Saint-Jacques

Traverse du Mkong en 1947

Ciné Radio Saigon

Souvenir du Cap Saint-Jacques en 1954

Thai Thach Saïgon

Militaires Français rue Catinat Saigon

Le Docteur Irwin S. Leinbach devant son Ambulance Peugeot de l'Hôpital Cho-Ray de Saïgon

Gendarmes dans la rue Catinat Saïgon Août 1951

Renault 4CV & Dauphine Boulevard Charner Saïgon

Port Haphong

Monsieur Mau in Dalat

Blason de Empereur du Vietnam

La Pharmacie Centrale de Sagon

Lait SucrÉ Concentré Rosy Saigon

Saïgon 15 Février 1953

Air Vietnam Saigon 1952

Peugeot 203 Publiciité Jean Comte Saigon

Marchand de journaux de la librairie Portail Saîgon

Le Grand Monde Miss Saigon 1954

Peugeot 203 Publiciité Jean Comte Saigon

Cathédrale Notre-Dame Saïgon

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[Les personnalités qui ont participé au conflit de l'Indochine Française]

Drapeau anglais

Monseigneur Jean Cassaigne (1895-1973)
Le dernier évêque français de Saïgon
Đức cha Jean Cassaigne

Monseigneur Cassaigne

Jean Cassaigne naît le 30 janvier 1895 à Grenade-sur-l'Adour (Landes) au 25 de la rue des Capucins.
Il fait ses études chez les Frères des écoles chrétiennes réfugiés en Espagne après leur expulsion en 1905 par les lois anti-cléricales de la IIIème République à Saint-Sébastien . En 1911 il sera renvoyé de son collège San Bernardo à cause de sa turbulence (Il excellait dans le chahut organisé), mais en 1913 il entre au collège apostilique de Saint-Lô (Manche) dédié à préparer les vocations tardives.

Jean Cassaigne
Croix de guerre et Cité à l'Ordre du 6è Dragons

Jean Cassaigne en 1914

En 1914 Jean Cassaigne, à dix-neuf ans, est enrôlé comme volontaire pour la Première Guerre mondiale. Peu avant l'offensive de 1916, sur la Somme, Jean Cassaigne est devenu cycliste à l'état major du 6ème Dragons. Il fait la liaison entre les baraques de l'état-major à l'arrière et les postes de commandement les plus avancés. Tout au long de 1917, Jean Cassaigne pédale sur les chemins pourris du front, au nord-est de Compiègne,puis un peu plus à l'est, près de Coucy-le-Château. Les lignes ne sont guère qu'à cent kilomètres de Paris !
Début septembre 1918, il a pataugé pendant trois jours dans une tranchée inondée, atteint de fièvre on l'évacue à l'Hôpital de Provins. Suite à une broncho-pneumonie il sera évacué à Tarbes, c'est dans cette ville qu'il apprendra l'arrêt des hostilités avec l'armistice du 11 nomembre 1918.
(© Source Louis & Madeleine Raillon dans leur livre : "Jean Cassaigne, la lèpre et Dieu" paru en 1993 aux Éditions Saint-Paul)
Démobilisé en 1919, il retourne à Saint-Lô puis rentre au séminaire de la rue du Bac à Paris en 1920. Il y est ordonné prêtre par Monseigneur de Guébriant supérieur des Missions étrangères le 19 décembre 1925. Il est destiné à la mission d'Indochine et s'embarque à Marseille le 6 avril 1926 à bord du navire le "D'Artagnan".

Monseigneur Cassaigne au milieu des Moïs venus
à Saïgon pour son sacre

Le père Cassaigne chez les Moïs dans le Haut Donaï

Le Père Cassaigne est reçu par moseigneur Dumortier, évêque de Saïgon, il est envoyé à Caïmon, près de Mytho, pour étudier le vietnamien auprès d'un missionnaire expérimenté. Cette langue surprend les occidentaux par son accent et sa monotonie.
Le Père Cassaigne apprend très rapidement, mais il ne se satisfait d'une paroisse catéchuménale, car un missionnaire doit apporter l'Évangile à ceux qui ne l'ont pas encore reçu.
Quelques mois plus tard seulement, son évêque l'envoie établir une mission sur les Hautes Terres, à 170 kilomètres au nord-est de Saïgon. Cette région montagneuse sépare la Cochinchine du Cambodge.
Il arrive dans sa nouvelle affectation en janvier 1927. Le centre de la paroisse est un petit hameau appelé Djiring (Di-Linh aujourd’hui).
Vieilles de moins d'un demi-siècle, les cartes laissent la zone vierge avec la mention : «terres sauvages». Là vivaient les "musulmans" ou "semi-ouvreurs".
Ce sont des ethnies très diverses, en réalité animistes depuis longtemps sur ces hauts plateaux. Autour de Di-Linh, vivent les Sré et les Maa. Ils sont isolés, bénéficient peu des progrès techniques et leur mode de vie est très simple. Les hommes et les femmes de ces tribus sont par nature très doux et très hospitaliers. Aucun étranger n'a encore appris leur langue, le Koho (K'Ho).

Le père Cassaigne

Père Cassaigne

Quelle mission pour un missionnaire ! "Les difficultés prévisibles ne m'effrayent pas", écrit-il, car "la souffrance n'empêche pas d'être heureux".
A côté de sa nouvelle demeure, il construit une chapelle pour les premiers fidèles de Di Linh, des "annamites" employés localement. C'est là qu'il célébrera la messe :
"Seigneur, tu es dans ta maison"
Le missionnaire, qui lui a donné le fusil, lui a assuré qu'il s'en servirait : "même si ce n'était que pour tuer les tigres ".
Sur la colline opposée, le prêtre a vu les maisons aux toits de chaume des populations locales. Ces huttes, à deux toits droits pointus, sont construites sur des poteaux.
Comment toucher ces montagnards dont l’abord n’est pas facile ?
Des bonbons pour les enfants, bien sûr.
Tabac pour les adultes, hommes et femmes, car dans ce lieu, tout le monde fume depuis le plus jeune âge.
En très peu de temps, le Père Cassaigne est très apprécié de tous, à tel point que le maître du village l'invite à boire, dans une jarre commune, l'alcool de riz qu'apprécient les habitants.
Mais ce sont les enfants qui sont les premiers à enseigner la langue Koho (Moï) au nouveau visiteur. Peu à peu, le missionnaire progresse. Il fini par publier une écriture pour cette langue et publier un dictionnaire concis. Mais combien de temps lui faut-il pour vraiment pouvoir annoncer l'Evangile dans cette langue ?
Le pére Cassaigne commençe à visiter les hameaux autour de Di Linh. Grâce à la trousse à pharmacie, il prodigue les premiers soins à de nombreux malade et les panse. Il gagne la confiance de tout le monde. Des malades de la lèpre viennent chez lui pour recevoir régulièrement des soins et de la nourriture. Mais un jour il constate qu'une malade ne revient plus depuis quinze jours. Le missionnaire va la retrouver, tel le Bon Pasteur à la recherche de la brebis perdue, comme disait Jésus. Il l'a découvre mourante dans une cabane en rondins séparée d'un village abandonné, allongée dans le noir, juste au-dessus du sol. "Louez le Seigneur ! J'ai trouvé la femme". Elle a choisi de mourir ici. Ses yeux se tournent vers le prêtre : "Monseigneur, s'il vous plaît, restez à l'écart. Vous ne pouvez rien faire pour moi !".
Le missionnaire s'assoie et commence à lui parler de Dieu :
"Le Seigneur est notre Père et Il veut du bien pour nous. N'ayez pas peur".
C'était la première fois qu'il parlait de Dieu en langue Koho.
"Dieu vous accueillera au paradis, où vous serez heureuse pour toujours. Dieu aime le lépreux et tout ce qu'il a créé.
" Que dois-je faire, mon Père ? demande la mourante.
"Donne au Seigneur tes souffrances et pardonne à ceux qui t'ont rejetée".
La gentillesse du missionnaire convaincu la femme et elle accepte de se faire baptiser. Il courut chercher de l'eau, car il n'y avait pas d'eau dans la cabane. Puis il lui donne à boire, lui essuie le visage et finalement la baptise du saint nom de "Marie".
Elle répéte après lui les paroles du "Notre Père", qu'il traduit en langue Koho. Marie est épuisée. Le prêtre récite le chapelet en attendant qu'elle s'endorme. Le lendemain, elle est décédée.
" Je me souviendrai de toi au paradis", a déclaré la femme avant de mourir. Le père Cassaigne creuse lui-même creusé une tombe.
C'était le 8 décembre 1927, fête de l'Immaculée Conception. La première montagnarde convertie était une lépreuse. Il est heureux d'avoir apporté le salut éternelle à celle que ses coreligionnaires ne la consideraient plus comme un être vivant, alors qu'elle est une enfant de Dieu comme toute autre personne en bonne santé.
La lépreuse tiendra sa promesse et l'on pourrait penser que les bons fruits de l'œuvre missionnaire doit beaucoup à Marie.
La première femme moï devenue chrétienne.

La Chapelle de Djiring

La chapelle de Djiring

Le village de la Joie

Peu de temps après, le Missionnaire propose aux lépreux de construire un village qui deviendra leur village. Plus aucun lépreux ne sera laissé de côté : chacun sera soigné, logé, instruit et, s'il est prêt, baptisé. Incapable de guérir les corps gravement malades, le Père Cassaigne apaise les cœurs et guérit les âmes. Effectivement, peu de temps après, un village de maisons traditionnelles a été construit, construit par les lépreux eux-mêmes, aidés de personnes de villages d'origine en bonne santé.
"Construire, c'est ne pas mourir", dit le prêtre. Il admire l'énergie des malades handicapés. Les malades de la lèpre savent bien qu'ils sont aimés. Ils y trouvent la force de vivre et de travailler.
Le village est comme une maison, où le prêtre rassemble ses enfants. Car pour le missionnaire, les lépreux sont comme ses enfants. Et Il les a toujours appelés ainsi. Il soigne les lépreux comme un père qui prend soin de ses enfants.
Il s'en est personnellement occupé en pensant leurs plaies en leur prodiguant des médicaments depuis des années.
Ce village grandit rapidement. Un chef de village est nommé les malades les moins handicapé cultivent des cultures de fruits et légumes autour de leurs cabanes.
La première fête est l'inauguration du nouveau village en avril 1929. Elle commence par une messe en plein air. La messe vient de se terminer lorsqu'un gong puissant retentit, probablement dû à un lépreux impatient. Tout le monde éclate de rire. Certains des hommes portent des pantalons que leur a donnés le père Cassaigne. Tout le monde fume librement, même ceux qui ont perdu leurs doigts et tout le monde va aux jarres de vin, buvant à l'aide des pailles de bambou. La nourriture est abondante : soupe de légumes, poissons grillés, vers d'arbres, viande de sanglier séchée. La viande de buffle est très appréciée. Il n'y a pas de limite au riz, mais les gens y ajoutent piment. Tout le monde est extrêmement satisfait. Plein de rire. Ces fêtes restent mémorables.
Grâce au père Cassaigne les lépreux redeviennent humains...
L'abbé Cassaigne organise aussi des projections de film. Charlot connait un grand succès ; tout le monde comprenait les films muets de l'époque, même ceux qui ne parlaient que le Koho !
Les lépreux éclatent souvent de rire. "Le sourire est aussi un ingrédient de guérison ", explique le père Cassaigne avec humour.
C'est le Village de la Joie.
Peu de temps après, les habitants du village construisent une chapelle : de nombreux lépreux se convertissent.
Un village peut-il être un village de joie, s'il n'y a pas une chapelle dans laquelle le prêtre prie avec ses enfants ? Il ne peut y avoir de joie réelle et durable sans prière.
Les témoins qui assistent sont aux prières des lépreux sont émus d'entendre la voix solennelle et grave de l'ethnie, voyant à quel point elle est différente de la voix de prière du peuple vietnamien.

La délégation de Djiring
la route nationale entre Saïgon et Phan-Thiêt

>La délégation de Djiring

Le village des lépreux de Djiring
Les Annales coloniales ~ 7 juin 1931
par Marcel Ner du journal "L'Éveil économique de l'Indochine

>Village de Djiring

J'avais déjà vu un autre groupement de lépreux, rassemblés auprès de Djiring par un Père qui dépend non de la mission des Bahnar mais de celle de Cochinchine. Venu en Indochine il y a peu d'années et fixé récemment à Djiring, dont le climat doux mais malsain rappelle celui du Kontum, ce Père, malgré la fièvre qui l'a rudement frappé, a pu, en peu de temps, apprendre, outre l'annamite, la langue d'une région dont il est le premier à tenter l’évangélisation. Il a pu ainsi publier deux vocabulaires, Français-annamite-koho, dont l'intérêt pratique et scientifique sont grands.
Émule des Pères du Kontum, il a commencé aussi, avec le secours de l'Administration, qui a fait construire les huttes, aménager une route, donne une allocation journalière de 20 cents par malade et fournit les médicaments, la création d'un village de lépreux.
Aucune contrainte n'est exercée sur les malades, qui sont cependant déjà au nombre d'une soixantaine. Cette liberté, de même que le bien-être relatif dont ils jouissent, sont les conditions nécessaires de leur venue. Ce village spécial, dont les habitants vivent en petit groupe dans de minuscules huttes sur pilotis, est organisé à la façon des villages moï, a un chef chargé de la bonne tenue du village et qui, sous la direction du missionnaire, juge les différends.
Le Père fait chaque samedi la distribution des vivres : riz, poisson séché, sel, tabac, gibier, etc. Quatre ou cinq fois par an, à l'époque des grandes fêtes moï : semailles, moisson etc., les lépreux ont aussi leur fête, reçoivent un peu d'alcool, des gâteaux, des cigarettes, des pipes, des colliers, etc...
Comme à Kontum, ils vont dans la forêt voisine chercher le bois et aussi les ressources culinaires qu'elle fournit aux Moï.
Ils sont fournis d'outils de culture et les plus valides ont, autour de leur maison, un petit jardin.
Les plus atteints sont fournis d'eau et de bois par les plus valides, qui reçoivent, dans ce but, une petite rétribution.
Là encore, d'ailleurs, l'entente semble régner entre ces hommes frappés également d’une terrible maladie et qui savent que leur sort eut pu être bien plus terrible.
Au centre du village se trouve l'infirmerie où, trois fois par semaine, le missionnaire vient faire les pansements et distribuer les médicaments nécessaires. Les invalides sont soignés dans leurs paillotes et reçoivent, en outre, ration plus forte des douceurs que peut se procurer le missionnaire.
Les médicaments usuels sont les bains de permanganate de potasse, à la suite desquels les plaies sont saupoudrées de poudre de quinquina ou d'un autre produit et pansées ; la teinture d'iode, le liquide de Dakin, l'oxyanure de mercure.
L'huile de chaulmoogra, sous forme liquide ou en pilules, a été aussi essayée mais ne donne aucun résultat, les lépreux qui viennent au village étant déjà trop atteints. Son prix élevé et les ressources minimes dont on dispose n'en permettent d'ailleurs pas l'usage courant. Les autres maladies dont souffrent ces pauvres corps sont soignées par les remèdes courants, que les Moï apprécient lorsqu'ils sont d'un goût agréable, tels l’élixir parégorique et, par dessus tout, l'huile de ricin, qui est leur régal.

Le Père Cassaigne et les enfants lépreux Djiring Petit Manuel de conversation courante en langue moï par le Père Cassaigne

Photo de gauche : Le Père Cassaigne avec deux enfants du village des lépreux
Photo de droite : Petit manuel de conversation courante en langue moï (Koyo-Châu Sorê) par le R.P. Jean Cassaigne : publié en 1930. Imprimerie de la Mission 289 rue Paul Blanchy Saïgon.

Des religieuses pour les lépreux
L’Éveil économique de l’Indochine, 10 juillet 1932

La presse saïgonnaise se félicite de l'arrivée prochaine en Indochine de franciscaines missionnaires de Marie qui viennent pour se dévouer aux lépreux. Leur premier établissement sera en Annam à la léproserie fondée à Qui-Hoà, province de Quinhon, par le regretté père Maheu et le docteur Le Moine.
Quelques-unes s'occuperont peut être aussi de la nouvelle léproserie qu'un missionnaire est en train de fonder près de Djiring, sur le passage de la route de Saïgon à Dalat.
Cette dernière léproserie est destinée aux Moïs, l'idée du Père Maheu a fait souche et le Père Cassaigne, curé de Djiring, a déjà pu y accueillir plus de soixante quinze malheureux qui resteront, malgré tous les efforts du Père, éloignés de la doctrine chrétienne. Il s'agit donc bien dans l'espèce d'une œuvre de pure charité.
D'ailleurs, l'Administration a tenu à participer à l'entretien de ces lépreux et les subventionne quotidiennement à raison de 0$20 par tête.
Malade, le Père Cassaigne a dû rentrer en France pour prendre quelque repos, mais un autre Père le remplace. En effet, bien que souffrant lui aussi, le Père Sion a accepté de poursuivre l'œuvre de dévouement et d'abnégation.

Préparation d'un défilé à Djiring
© photo de Raymond Chagneau

La délégation de Djiring

L'arrière de la cathédrale Notre-Dame de Saïgon en 1941

Cathedrale-Saigon-1941

En 1941 l'arrière de la cathédrale Notre Dame de Saïgon avec l'affiche de propagande du Maréchal Pétain.

Après la mort de l'évêque de Saïgon Isidore Dumortier en 1940, le 24 juin 1941, jour de la Saint-Jean, jour de sa fête Jean Cassaigne, est sacré évêque dans la cathédrale Notre-Dame.
Les premières difficultés vont surgir le 29 juillet 1941 quand les troupes japonais s'installent à Saïgon. Monseigneur Cassaigne doit éconduire des officiers japonais venus visiter l'évêché, en vue de le réquisitionner. Indigné, il rencontre le gouverneur généra, l'amiral Decoux, qui l'approuve.
Le 6 mai 1944, Saïgon est bombardée par l'aviation américaine. Monseigneur Cassaigne enfourche sa bicyclette, comme lors de la première guerre mondiale dans les batailles de la Somme et de l'Oise, un brassard de la Croix-Rouge sur sa manche. L'Évêque arrive rapidement sur les lieux, prés des blessés, des mourants aussi. Le bilan sera lourd : l'on dénombra 250 tués et 360 blessés.
Le 7 février 1945 les avions américains bombardent le centre ville de Saïgon. Ll'hôpital Grall est touché, on recense plus de 200 cratères de bombes ! Le soir, Monseigneur Cassaigne parcourt sa cathédrale, au milieu des gravats, la toiture a été soufflée, les vitraux brisés.
Le 9 mars 1945, les Japonais attaquent les casernes françaises.
Le commandant en chef de l'armée japonaise vient de déclarer la loi martiale :
"L'Amiral Decoux a violé l'accord de 1941 sur la Défense commune, en refusant de placer les forces françaises sous le commandant japonais. L'amiral Decoux a été arrêté ainsi que tous les hauts fonctionnaires français. Les forces japonaises ont jugulé la résistance des troupes françaises, maintenant désarmées et prisonnières. Tout individu qui sera pris les armes à la main, sera immédiatement fusillé."
En fin de journée deux japonais apportent un ordre à Monseigneur Cassaigne : demain dimanche la catédrale doit rester fermée. Les offices sont interdits.
La Kempetaï, (souvent qualifiée de gestapo japonais par les résistants), enferme dans des cages de nombreux soldats français.
Le 11 mars au soir une délégation japonaise se présente à l''évêché. Escorté par le Capitaine Konishi et un interprète, monsieur Odakha, le colonel Amano demande à monseigneur Cassaigne, avec la solennité japonaise, "d'être l'intermédiaire entre l'Armée nipponne. et la population française."
Non ! a-t-il répondu très en colère. Et non, c'est non !
Les Japonais s’emparent de l’Indochine française alors que l’issue de la guerre du Pacifique en faveur des Alliés ne fait plus le moindre doute. Après ce coup de force, ponctué de nombreux massacres, des milliers de Français, civils ou militaires, sont déportés dans des camps, incarcérés dans des prisons ou assignés à résidence.
Ces hommes et ces femmes connaissent des conditions de détention effrayantes dans les cachots et bagnes qui jalonnent la péninsule du nord du Tonkin jusqu’au sud de la Cochinchine. Sous la surveillance de la Kempeitaï, ils participent à des travaux harassants, souffrent de la faim et de la soif, subissent coups et tortures quand ils ne sont pas entassés dans des cages à tigres fétides d’où ils ne voient jamais le jour.
On estime que plus de 3000 Européens sont morts pendant cette période. Les rescapés, dont les grands-parents de l’auteur, ont toujours été convaincus de ne devoir la vie qu’aux explosions nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki.
Ces Français du bout du monde demeurent pourtant oubliés, écrasés entre la libération de la métropole et la guerre d’Indochine qui s’annonce, quand ils ne sont pas soupçonnés de complaisance envers le régime de Vichy. Près de soixante-dix ans après, il est temps que cette tragédie occupe sa juste place dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Cathedrale de Saïgon

À l'arrière plan la cathédrale Notre Dame de Saïgon durant la seconde guerre mondiale.

La vie quotidienne des saïgonnais durant la seconde guerre mondiale

dragon

Le Populaire d'Indochine du mercredi 9 Juin 1948
Tentative d'assasinat à l'encontre de Monseigneur Cassaigne

Journal Saigon 1948

Monseigneur Cassaigne devait être tué
mais nos militaires font échouer l'attentat.
Deux terroristes ont été arrêtés
.

Monseigneur Cassaigne 1948

On apprend que Monseigneur Cassaigne, vicaire apostolique de Saïgon, aurait échappé à un attentat dans la nuit du 7 au 8 juin.
Comme quelques militaires rentraient tard dans la soirée à leur quartier, et longeaient la rue Richaud, ils apperçurent deux ombres, qui franchissaient la grille de l'évéché.
Ces deux formes vêtues de noir échappaient au regard, et ce fut à l'éclairage axial qu'elles purent être devinées.
Cet attentat contre le prélat aurait continué la longue série du clergé de Saïgon-Cholon tombés dans l'accomplissement de leur mission.
Peut-être trouverait-on dans le fait que le chef du diocèse a dernièrement envoyé au général Nguyễn Văn Xuân (*) une lettre approuvant la constitution du gouvernement central qui privipita la raison de l'assassiner.
Nous sommes heureux que le sang-froid de quelques hommes ait pu éviter toute extrémité malheureuse.
Monseigneur Cassaigne trouve ici l'expression de notre sympathie sincère et notre joie de le voir sain et sauf.
(*) Nguyễn Văn Xuân est nommé en 1947 général de brigade devenant ainsi le premier général vietnamien de l'armée française, chef du gouvernement de la Cochinchine de 1947 à 1948, puis du Gouvernement central provisoire du Vietnam de 1948 à 1949.

dragon

Les premiers stigmates de la lèpre

Le 19 décembre 1954 Monseigneur Cassaigne découvre sur son corps les premiers stigmates de la lépre, ce diagnostic sera confirmé le 24 février 1955 par l'Institut Pasteur de Saïgon.
Le 5 mars 1955, Monseigneur Cassaigne écrit au Supérieur des Missions Étrangères de Paris :
"Je demande donc à votre Excellence, dans le cas où mon mal deviendrait nettement visible, de me permettre d'adresser ma démission au Saint-Siège et de me retirer à la léproserie de Djiring, auprès de mes enfants que j'ai le plus aimés et auxquels, dans sa bonté, le divin Maître me permet de ressembler."
Après plusieurs séjours à l'Hôpital Grall il demande :
"Que l'on me fasse la faveur de me retirer à Djiring à 230 kilomètres de Saïgon, je pourrais servir encore, et soigner, sans gêner et sans être à la charge de personne."

Emploi du temps
Homme d'ordre et d'habitude

La 2 CV Citroën à Dalat

La 2CV Citroën sur le chemin
de Dalat à Djiring

"Mon retour parmi les Montagnards a été salué avec des explosions de joie, joie bien partagée, car redevenant pleinement missionnaire, je ne saurais jamais assez remercié le Bon Maître de la grande grâce qu'il m'a accordée et le Saint-Père de la faveur que je lui a avais demandée de me retirer là même où j'avais commencé mon apostolat. Je suis sûr que vous me comprenez et partagez ma joie car, en quittant Saïgon, je ne regrette rien, je n'ai rien perdu, au contraire, j'ai tout gagné. J'y ai fait mon devoir pendant quatorze ans et demi et je m'étonne parfois d'avoir pu y tenir si longtemps" écrit-il en 1955 à ses cousins d'Urgons (Landes) .

Monseigneur Cassaigne accompagnê des lépreux dans le village

Monseigneur Jean Cassaigne au milieu de Montagnards à la léproserie de Djiring

Homme d'ordre et d'habitude
Emploi du Temps

- 6h du matin, il est à la chapelle, prépare l'autel, onne la cloche. Accourent, aussitôt, les fidèles de la messe quotidienne, une bonne douzaine de lépreux qui s'approchent chaque jour de la sainte Table. "Le dimanche, ils sont plus nombreux, entre soixante-dix et soixante-quinze, petite paroisse mais combien fervente".
- 8h30. Après son petit déjeuner, il passe de case en case, s'inquiète des santés, des problèmes, des besoins. Visite plus ou moins, selon les cas.
- 10h30. Lecture du bréviaire à la chapelle, en attendant que les enfants arrivent pour le catéchisme.
- 12h00. Retour à Kala, en tant que convive du Père Daricau. Il a changé mais il n'a pas abandonné la halte du repas de midi. Il avoue qu'il n'aime pas manger seul. Le Sœurs lui préparent sa ration de riz et de viande ou poisson qu'il emporte dans sa 2 CV Citroën. Mais plus que la nourriture, il a le goût de ces échanges, de ces conversations amicales, avec son confrère, qui, en dehors de la léposerie, constituent toute sa vie sociale.
- 14h30 Après la sieste, l'après-midi est partagée entre la visite des grands malades à l'infirmerie et son travail personnel. Puis avec son bloc-notes et son crayon, il s'arrête devant chaque case et se charge des courses des lépreux à Djiring (achats de cigarettes, objets ménagers, friandises et autres) qu'il distribue le lendemain matin. "Soyez attiré par ce qui est humble!". Il se fait de plus plus le serviteur des pauvres gens.
- 18h sonnantes, il entre dans la chapelle pour la prière des lépreux, en sort le dernier, après sa méditation. Quand le temps et ses douleurs le permettent, il se promène en solitaire sur les chemins de la léproserie, égrenant son chapelet, jusqu'à la tombée du jour.

Monseigneur Cassaigne accompagnê des lépreux dans le village

Monseigneur Cassaigne à la fin de sa vie accompagné des lépreux dans le village

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Visite du général Nguyễn Văn Hiếu
au chevet de Monseigneur Cassaigne

Monseigneur Jean Cassaigne Diocèse de Saïgon

Ainsi, le 12 avril 1972, à neuf heures et demie, entrent dans la chambre de Monseigneur Cassaigne, le général Nguyễn Văn Hiếu, assistant à la Vice-Présidence de la République du Sud-Vietnam, le Lieutenant-Colonel, chef de la Province de Lam-Dong, ainsi que le Père Dozance et le Père Quang, Curé de Di-Linh. Monsieur Nguyen Thach Van, secrétaire d'État se penche sur le lit du malade, procède à la remise de la décoration.
Très ému, Monseigneur Cassaigne remercie chacune des personnes présentes. Il n’est pas demandeur de ces décorations mais elles s’accompagnent en général de dons qui aident à financer la léproserie.
"Je remercie monsieur le Vice-Président, avec le cœur d'un missionnaire. En reconnaissance, je ne peux que prier, prier pour le Vietnam, ce que je fais tous les jours ; pour le Vietnam où je vis depuis 48 ans et que j'aime chaque jour davantage. Le Vietnam est ma patrie. Dieu l'a voulu ainsi. Mon rêve va bientôt s'accomplir : j'ai tenu, j'ai souffert ici, je vais mourir et veux être enterré auprès de mes enfants, au Pays montagnard."
© Source Louis & Madeleine Raillon dans leur livre : "Jean Cassaigne, la lèpre et Dieu" paru en 1993 aux Éditions Saint-Paul.

Monseigneur Jean Cassaigne Diocèse de Saïgon

Le général Nguyễn Văn Hiếu au chevet de Monseigneur Jean Cassaigne

Intérieur de la Chapelle de Djiring

>Intérieur de la Chapelle

Photo prise dans les années 70 de l'intérieur de la Chapelle de Djiring.

Caritas & Amor
Obsèques de Monseigneur Cassaigne à Djiring

Obsèques Monseigneur Jean Cassaigne 1973

Les obsèques de Monseigneur Jean Cassaigne ont lieu le 5 novembre 1973. Plus de trois personnes assistent à cette cérémonie, avec les représentants du Président Nguyễn Văn Thiệu, du Vice-Président, les autorités civiles et militaires, l'Ambassadeur de France Jean-Marie Mérillon.
La messe de funérailles est concélébree, sous la présidence de Monseigneur Paul Nguyên Van Binh, archevêque de Saïgon par onze évêques et soixante-dix prêtres.

Tombe de Monseigneur Jean Cassaigne à la léproserie de Di Linh (Djiring)
Mộ Giám mục Jean Cassaigne tại trại phong ở Di Linh (Djiring)

Tombe de Monseigneur Cassaigne Djiring Tombe de Monseigneur Cassaigne Djiring

Photo de gauche prise en 1974 : Une grande croix blanche a été dressée, au pied de laquelle sont gravés les mots Jean Cassaigne - Carita et Amor - 1895-1973
Photo de droite prise de nos jours : Avec en médaillon Monseigneur Jean Cassaigne.

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Livret édité en octobre 2019
par le diocèse de Saïgon

Monseigneur Jean Cassaigne Diocèse de Saïgon

Le mois extraordinaire de la mission avec Monseigneur Jean Cassaigne.

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Remerciements

Un grand merci à Gilles Saint-Martin de l'association "les Amis de Mgr Cassaigne" de Grenade sur l'Adour qui nous a aidé dans cette page. Cette association préserve le souvenir de l’action de Jean Cassaigne et rend son message vivant aujourd’hui encore.
Elle va publier courant 2022 un livre de photos qui sera intitulé "Jean Cassaigne (1895-1973), l'évêque des lépreux Chroniques illustrées des Landes à l'Indochine" qui sera édité au cours de l'année 2022.
Beaucoup de photos seront inédites et une quarantaine seront consacrées à la période d'évêque de Saïgon.
La léproserie de Di-Linh est toujours active. Les Filles de la Charité y sont toujours engagées au service des plus démunis.
Á Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes, un groupe scolaire porte le nom de Jean Cassaigne.
Une Fondation Jean Cassaigne a été créée sous l’égide de la Fondation Raoul Follereau pour soutenir les actions engagées en son nom.
Ce Prix récompense chaque année une organisation française de solidarité pour son action en faveur de populations vulnérables dans un pays du Sud.
Les autorités catholiques du Vietnam préparent une demande de béatification en collaboration avec les Missions Etrangères de Paris.

Contact Courriel de l'Association des amis de Monseigneur Cassaigne

Courriel

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Prix Jean Cassaigne 2022

Prix Jean Cassaigne des lycéens
pour la solidarité internationale
3ème édition
2021/2022
Source (Prix Jean Cassaigne)

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Livre épuisé

Louis & Madeleine
Raillon
La lèpre & Dieu
paru en janvier 1993
Édition : Saint-Paul Paris Fribourg

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Livre en librairie

Frédéric Sudupé
Jean Cassaigne
au service des oubliés
Frédéric Sudupé voit en Jean Cassaigne, comme il existe des aventuriers de l'esprit
un aventurier du cœur.
Un passeur de vérité
Édition : Passiflor
Louis & Madeleine
Raillon
La lèpre & Dieu
paru en mai 1997
Édition : Saint-Paul
Père Joseph Phùng Thanh Quang
Une lueur d'espèrance sur les
Hauts Plateaux du Vietnam
paru en 2022
Édition :
Missions étrangères de Paris
Monseigneur Cassaigne 1948 Jean Cassaigne
L'évèque des Lépreux
Chroniques illustrées
des Landes à l'Indochine
un livre de photos dont beaucoup
sont inédites.
Édition Association :
"les amis de Monseigneur Cassaigne"

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Drapeau anglais

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